Il y a un moment précis, presque poétique dans son absurdité, où tout bascule. C’est celui là où un expert mondial du genou, un vrai spécialiste qui ne se laisse pas faire par les amateurs, vous explique une chose dans un langage que vous comprenez parfaitement. Vous demandez : “Fais-moi un résumé super charpe, pour un spécialiste du genou en quelques lignes.” Et il vous répond avec une telle arrogance, avec ce ton de celui qui parle à un roi dans une salle de sport : “Mais attends, il me prend ? Il pense que j’ai un Q 250 le gars.”
Il y a une telle distance entre l’humain qui le regarde et celui qui l’écrase. Vous sentez la charge, ce punch de doute qui vous frappe comme un mur invisible. Mais là où la plupart des gens s’arrêtent, où ils voient juste l’autre côté de la médaille — cet expert qui se croit supérieur, cet homme qui utilise l’IA comme un simple outil de rédaction — vous voyez autre chose. Vous sentez que quelque chose d’humain se passe là. Une asymétrie d’information qui bouge comme un phare dans le monde de l’intelligence artificielle.
Les gens qui exploitent cette IA à fond, comme des guerriers d’un nouveau front, sont déjà en action. Ils ne voient pas la technologie comme une menace, mais comme un levier de survie. Imaginez l’homme qui fait tous ses appels d’offres avec Claude. Il reçoit une demande, il a une réponse à envoyer, et dans la seconde, il envoie un document de 40 pages. Une réponse parfaite, hyper-détaillée. Quand il arrive à l’administration, ils se disent : “Attends… il nous répond en 7 minutes ?!”
Le temps de latence est d’une seconde. Il connaît tout : il a analysé le besoin, les exigences, les lois, les précédents. Il répond comme un expert de haut niveau. Et là vient la clé du système : “Je fais des 24 heures de temps de latence, je les programme pour le lendemain.” C’est l’humain qui se fait exécuter, l’outil qui gère le temps. Mais ce n’est pas une simple automatisation. C’est une révolution de l’interaction.
Et vous ne restez pas spectateur. Vous essayez d’utiliser cette asymétrie à votre avantage. C’est ce que j’ai compris en parlant avec les gens qui ont déjà testé l’IA en profondeur : “Clair, essaie-la. Essaie au quotidien.” Pas comme un test théorique, mais comme une partie de la vie. Par exemple : retranscris toutes tes conversations avec ton conjoint, ta famille, ton médecin. Utilise un LLM comme Chat GPT pour les analyser. Pas juste pour raconter, mais pour comprendre.
Et là, tu vois quelque chose de dingue : un médecin te dit “c’est pas possible” et tu réponds à ton LLM avec : “J’ai envie de croire que c’est possible, donc je veux vérifier.” Tu lui envoies toutes les ordonnances. Il lit tout, il fait des analyses de contexte, et à la fin tu as un avis. Et parfois, il te dit : “Ah oui, 40 % des études montrent que c’est possible.” Et là tu te dis : “Mais attends… j’ai les revues scientifiques ?”
C’est là que la vraie magie opère. On ne parle plus de “chatbot”, on parle d’agent. Parce que ce n’est pas juste une question de texte généré. C’est une révolution de l’interaction.
Imaginez un Australien avec une tumeur chez son chien. Trois vétérinaires lui ont dit : “C’est mort, il n’y a rien à faire.” Il a payé 3000 dollars pour séquencer l’ADN de la tumeur. Il a envoyé les données à Chat GPT. Et là, l’IA lui a proposé un vaccin. Il l’a testé et le chien est guéri. C’est vérifié par les médias australiens. Pas un conte, une histoire réelle qui fait trembler tout le monde.
Mais attention : il faut toujours vérifier. Il y a des trucs comme la chloro, la chloroine – des choses qui peuvent être trompeuses. On ne peut pas dire : “Ah, c’est l’IA qui a tout dit”, on doit vérifier chaque fois. C’est le vrai défi de l’ère IA : on ne peut plus croire tout ce qu’on lit. On doit vérifier.
Et si tu n’es pas encore dans le jeu, tu vas être celui qui l’ignore. Tu risques de passer à côté de ce qui va changer tout. Parce que si tu ne le fais pas, tu vas être le dernier à comprendre. Mais si tu le fais… alors tu comprends que l’IA ne fait pas tout. Elle te révèle ce que tu n’as pas vu. Et c’est là que commence la vraie histoire.
Maintenant, prenons un autre angle : celui de l’humain lui-même. C’est là que tout se joue, non pas dans les chiffres, mais dans l’humain qui utilise ces outils. J’étais chez Apple pour acheter un Mac Mini. Tout le monde achète des Mac Mini en ce moment pour tourner OpenAI (ou OpenClow). J’aurais voulu un modèle spécifique. Mais en rupture – pas disponible. J’ai donc dû choisir entre deux vendeurs. L’un, qui ne connaissait pas du tout OpenAI, m’a dit : “Waouh, ce soir, je ne vais pas dormir pendant 5 jours. Je vais essayer de comprendre ça.”
Et l’autre, qui en avait entendu parler, m’a dit : “Moi, j’en ai tout ça. C’est bon, ça me saoule. J’en ai marre.” Et là, je comprends : c’est une question de position. Si tu es dans le camp du service, dans l’expérience, dans la mise en œuvre – tu es stimulé. Si tu es dans le camp du doute, tu penses que c’est un truc de futur.
Et si tu n’y es pas encore, tu vas être le premier à l’ignorer. Mais en fait, des emplois vont éclater dans ce domaine. Des boulots de la vraie vie : des gens qui gèrent les interactions entre humain et IA, qui vérifient les réponses, qui font des rapports de confiance, qui gèrent la traçabilité.
C’est là que ça devient vivant. Parce que ce n’est plus juste un outil. C’est une révolution de l’interaction humaine.
Et il y a cette anxiété, ce sentiment que tout s’accélère sans que tu puies le suivre. C’est comme si chaque jour, ton cerveau te disait : “Tu n’as pas fait assez de prompt. Tu dors et tu vois que 4, 5 ou 10 agents brûlent des tokens en silence. Tu perds un coup d’opportunité.” C’est ce qu’on appelle la token anxiety. C’est une anxiété médiatique, presque hypnotique.
En France, on attend 3 mois pour recruter un seul développeur. En Amérique ? Une semaine au maximum – un candidat passe, il est bon, “boum”, et c’est parti. En Allemagne ? Jusqu’à sept mois pour l’employeur. Et si le gars se barre, il peut s’en aller en un mois maximum – “un truc comme ça”, comme si le marché lui avait dit : “Va chercher de la valeur ailleurs, on te laisse partir.”
Et c’est là que tout change. Dans ce système, le temps est une ressource précieuse, mais aussi une source d’angoisse. Moi, j’ai l’impression que c’est un peu la même chose avec les outils d’IA. Quand tu regardes la scène, tu vois des gens qui passent 24/7 à brûler des tokens – “wouh” comme le dernier vocal de Pierre Plé, qui au début disait : “Je me sens en retard parce que tout le monde autour de moi fait ça la nuit. Moi, je n’ai rien.”
Et là, tu te dis : “Si on ne fait pas ça 24/7, on est en dehors.” Mais là où tout devient intéressant, c’est quand tu regardes ce que fait l’IA en termes de réduction d’énergie fossile. On a été éduqués dans une culture où l’argent, le profit, la croissance sont des lois naturelles – mais en réalité, on a déjà gagné du terrain. En France, on utilise beaucoup moins d’énergie fossile pour produire des services que dans d’autres pays. C’est un avantage fou, presque invisible au premier regard.
Et pourtant, on ne peut pas dire que tout ça doit être « cramé ». Pas encore. Parce qu’ici, on est dans une phase d’optimisation des ressources. On voit ça avec Dipsy, mais aussi dans les projets ambitieux de l’homme qui a fait des investissements dans la fusion et la fission nucléaire. Il veut, dis-je, créer une énergie infinie. C’est pas de la science-fiction. C’est un vrai projet, et il a plusieurs pistes en cours.
Et si on veut aller plus loin, c’est aussi sur le temps. Tu peux éviter de brûler des tokens la nuit, mais tu peux aussi acheter les compétences. C’est ce que font de plus grands acteurs du secteur – ils ne recrutent pas, ils rachètent.
Par exemple : il y a des entreprises qui se lancent, comme Claude Code, puis Claude Cowork – en trois mois. Et pendant que tu attendais, l’IA a déjà mis sur le marché une solution qui te bat. Pourquoi ? Parce que le marché favorise les spécialistes, pas les généralistes. Alors, il y a un nouveau phénomène : le Nanocorp – une petite entreprise ultra-specialisée, dont les compétences sont si fortes qu’elles valent 50 millions d’euros. “Waouh, là, il y a une opportunité de business”, dit un investisseur. “Je préfère mettre 50 millions sur la table que de prendre une équipe pour redévelopper. Ça me coûtera plus cher, et c’est moins sûr complètement.”
C’est là que le marché change : il ne s’agit plus de recruter, mais d’acheter des compétences. Et là, tu comprends que la vraie clé n’est pas de tout faire, mais d’aller sur le terrain, d’être dans une zone où tu es bon – et de pousser très fort là où ça fonctionne. Parce que le marché ne valorise pas les généralistes moyens.
Et donc, au final : on s’en fout un peu de payer 90 € pour Claude Max, oui. On peut dire “on s’en fout”, mais ce n’est pas pour dire que c’est un luxe. C’est parce qu’on est dans une culture de la pression, où l’argent, le temps et les ressources sont mis en jeu au prix d’une anxiété constante. Mais peut-être que l’avenir, c’est de ne plus brûler des tokens, mais d’apprendre à vivre avec l’efficacité, le choix et la vitesse. Et c’est là que commence la véritable révolution – pas dans les algorithmes, mais dans le sens de l’action humaine.
Car on n’a pas besoin d’être 24/7 en train de faire quelque chose. On a besoin d’avoir le courage de savoir où on est bon, et de y aller très fort.
Imagine un monde où, au lieu d’acheter de l’eau ou de l’électricité, tu payes simplement un token pour avoir une réponse. Pas un conseil, pas une idée – mais une intelligence prête à l’emploi. C’est là que tout change, pas dans les algorithmes, mais dans la façon dont on voit l’IA. Et ce que dit cet orateur – avec une passion qui fait pousser le sang dans les veines, un ton à la fois ironique et urgent – c’est qu’on est en plein dans une révolution économique qui ne se contente pas de remplacer les tâches, mais transforme la valeur humaine elle-même.
Il commence par un clin d’œil aux geeks, à ceux qui ont le cerveau en mode “hyper-optimisation”. Il dit : “Il y a des choses à faire pour les plus geek d’entre nous, les plus smart pour se faire racheter par tous ces gens-là qui ont besoin de personnes très, très fortes.” Et là, il enchaîne avec une image d’effroi et de lucidité : “Tu vois, ça se trouve un Nanocorp ou un truc comme ça. Il est possible qu’à un moment ce soit un de ceux-là qui les rachète en se disant “Waouh, là il y a une opportunité de business de ouf. Euh je préfère mettre 50 millions sur la table que de dépenser…""
C’est là que l’on comprend le nouveau marché : pas un marché de compétences, mais un marché de compétences rachetées. Tu ne vendes pas ton savoir-faire, tu le vends en bloc, comme un logiciel. Et voilà : “Ils font beaucoup d’acquisitions aussi. C’est-à-dire que tu achètes les compétences.”
Et ça, c’est l’effet de surconsommation du talent. L’orateur ne cache pas qu’il y a un décalage fondamental : “Le marché favorise pas trop les généralistes moyens.” Il y a une cloche de compétences, comme il l’a dit : “La plupart du marché, on était tous à peu près moyens dans nos compétences et puis il y avait des petits extrêmes de très très bons et très très nuls, peut-être.” Et là, il frappe au cœur : “Lia, en fait, elle est en train de remplacer le moyen. C’est-à-dire que soit tu es excellent, soit une bonne partie de tes compétences, peut-être acquise de façon synthétique par du Chat GPT.”
C’est un choc pour les jeunes, les stagiaires – ceux qui vivent dans cette transition. L’orateur le sent, il le voit, et il dit avec une douceur ironique : “Les stagiaires et les jeunes qui nous écoutent, ils peuvent se sentir mis sur le côté.” Il ne juge pas, il dénonce, et c’est là que le ton devient presque poétique : “On est dans une époque où l’expérience ne fait plus le tour du monde.”
Et puis, il enchaîne avec une idée qui fait cliquer : la token anxiety. Il n’a jamais entendu ce mot, mais il le trouve extrêmement pertinent. “Ce que je trouve marrant, c’est la façon dont les Américains raisonnent.” Pour eux, l’énergie est infinie. “Regarde, enfin le soleil… tu prends une météorite qui passe ici, peu importe ce qu’il y a dedans – terre rare, uranium, truc du genre – enfin dans l’univers, l’énergie est infinie. Point.”
Et là, il fait un clap de ton : “En France, on se dit que c’est un truc d’alumé, de libertarien, de je sais pas quoi.” Lui, il dit : “Pour beaucoup de Français, raisonner comme ça, c’est un truc d’allumé.” Et pourtant ? “Ils ont tous des smartphones dans la poche aujourd’hui. Donc ils utilisent plus, donc ils ont besoin d’énergie… et de plus en plus, ils utilisent Chat GPT pour leur boulot.”
Et voilà l’énigme : “La difficulté, c’est de savoir où on se met.” Les Américains ont une approche totalement baroque, mais efficace : ils croient que la technologie va régler tous les problèmes. C’est le solutionnisme technologique. Et l’orateur, qui connaît les enjeux, dit : “C’est inentendable en France.”
Et il cite un exemple glaçant : “Le fondateur du JC [le Jésus Christ, ou plutôt le “Jésus-Christ” comme référence au monde des idées libertaires ?] disait que même si on augmente la consommation d’énergie propre, on va l’utiliser pour détruire la terre.” Il le répète avec une hésitation presque dramatique : “Si demain on a deux fois plus d’énergie, deux fois plus de tracteurs… ils iront encore plus vite à défoncer la biodiversité.”
C’est là que l’on comprend : l’IA n’est pas juste un outil. C’est une nouvelle forme d’énergie, un nouveau flux de consommation. Et c’est là que l’orateur dévoile sa vision la plus percutante : “Malman, sa vision clairement, c’est qu’il veut transformer l’intelligence en commodité.”
Il dit : “Tu consommes de l’eau, tu consommes de l’électricité. Demain, tu vas consommer de l’intelligence exactement de la même manière – au kilowatt, au token.”
Et il en arrive à une image visionnaire, presque dystopique, mais pleine de force : “Dans un discours à l’ONU, il a dit que l’on veut que l’intelligence se consomme comme de l’électricité. Tu as un robinet, tu as une prise… demain, on sera entouré de data centers qui nous déverseront de l’intelligence à la demande.”
C’est un monde où l’humain n’est plus en face de la machine, mais en face du compteur. Où chaque réponse, chaque idée, chaque décision coûte un token. Où l’IA n’est plus une extension du cerveau, mais un produit consommable.
Et ce qui est frappant dans tout ça ? Ce n’est pas la peur, c’est l’ouverture. Il ne dit pas : « C’est mauvais ». Il dit : “Il faut comprendre comment ils réfléchissent.” Et c’est là que le ton change : il devient essentiel. Il dit : “Que tu sois d’accord ou pas, il faut comprendre comment ils réfléchissent.”
Parce que si on ne comprend pas l’approche américaine – ce solutionnisme technologique, cette foi en la marche de l’énergie infinie – on ne peut pas anticiper ce qui arrive. Et si on s’arrête à l’idée que l’IA est un outil, on reste en arrière.
Ce n’est pas une simple prévision. C’est un déclenchement de pensée. Et si tu n’as pas vu ce passage, tu devrais. Parce que là, dans le bruit du monde numérique, on entend un cri : l’intelligence n’est plus une compétence. Elle est une ressource. Et comme toute ressource, elle a un prix.
Et ce prix ? Il s’appelle token.
Tu as certainement déjà entendu parler de l’IA comme une nouvelle forme d’énergie. Mais ce que Malman, ce grand penseur de la transformation technologique, dit – et que tu dois vraiment entendre – c’est qu’on ne va plus simplement utiliser l’intelligence. On va la consommer. Comme on consomme de l’électricité ou de l’eau, demain, on va consommer de l’intelligence au kilowatt, au token.
Et ce n’est pas une métaphore. C’est un état d’esprit qu’il faut comprendre, parce que c’est les États-Unis qui sont en train de driver ce changement. Pas les autres. Pas l’Europe, pas l’Asie. Les États-Unis. Et pour ça, il faut comprendre comment ils réfléchissent. Pas seulement techniquement. Parce que derrière cette vision d’une IA comme un fluide, il y a une logique économique, sociale et même politique que tu ne vois pas si tu n’as pas bien lu.
Il a dit ça, clairement – je crois qu’il l’a dit à l’ONU – « On veut que l’intelligence se consomme comme de l’électricité ». Imagine : tu ouvres ton robinet, de l’eau coule. Tu mets le bouton « allumé » sur ton appareil, de l’électricité s’écoule. Demain, tu appuies sur un bouton, et de l’intelligence s’écoule. Pas un message. Pas une réponse. Une flux continu, comme un éclairage, comme un chauffage. C’est ça l’avenir.
Et ça change tout. Parce qu’avant, l’énergie — ou la puissance — était liée au mouvement. Le vent. Les bêtes qui étaient en train de marcher. Puis les premiers moulins, les fontaines, l’humanité qui a appris à maîtriser le mouvement naturel. On est passé du mouvement de l’air, au mouvement de la vapeur, à la chaleur, à l’essence. Et chaque fois, c’est une forme de domination. Parce que celui qui maîtrise l’énergie, maîtrise le monde.
Les Américains ont toujours été les maîtres de l’énergie — et c’est pour ça que le pétrole, aujourd’hui, est une guerre. Une guerre de pouvoir. Le monde entier s’affronte pour le pétrole, parce que c’est l’énergie de base. Et maintenant ? L’intelligence est devenue cette nouvelle forme d’énergie. Elle ne se consomme pas, elle s’écoule. Et le goulot d’étranglement aujourd’hui ? C’est l’énergie.
Mais Malman est optimiste. Il croit que dans un horizon de temps court ou moyen terme, on aura accès à une énergie infinie — pas en exploitant les ressources, mais grâce à l’IA. Et là, il y a une subtilité qui fait trembler : l’intelligence va permettre de consommer moins d’énergie. Elle optimise les modèles, réduit les pertes, trouve des sources d’énergie ailleurs. C’est un retour de l’efficacité sur elle-même.
Mais ce qui le rend vraiment percutant, c’est qu’il ne parle pas d’intelligence organique — celle que nous avons, humains. Il parle de l’intelligence synthétique. Et là, il y a un détail qui fait peur : on passe de 140 à 240, puis à 2400, puis à 24 000. Ce n’est pas une progression linéaire. C’est un cubit de bit, c’est un saut exponentiel dans le volume de données, et donc d’énergie. Et ce n’est pas une question de calcul. C’est un enjeu énergétique fondamental.
Parce que les États-Unis ne sont pas seulement en train de rêver. Ils investissent des centaines de milliards — des fonds Qatarie, des fonds qui viennent du monde entier, mais qui s’orientent vers un seul objectif : construire des data centers, à l’échelle, dans des régions stratégiques. Et même en France ?
Oui. À Marseille. Où on va construire un nouveau gros data center. Pas n’importe où. Là où il y a déjà le plus de data centers en Europe. Pourquoi ? Parce que si on veut une IA souveraine, on ne peut pas la acheter à Google Cloud Platform, ou Amazon. Si tu veux être indépendant, tu dois produire l’intelligence à ton propre rythme. Et c’est là que le problème se pose : on perd la souveraineté sur notre cloud.
Macron, qui a l’air de maîtriser beaucoup de choses — et qui a fait des erreurs, oui —, semble trop à l’aise avec les solutions américaines. Il a peut-être mal fait, mais sur le sujet de l’IA et de l’énergie ? Il faudrait qu’il dise : « Faisons deux fois plus de centrales nucléaires ». Parce que la seule source d’énergie renouvelable, fiable et pas dépendante des marchés du pétrole, c’est le nucléaire. Et les États-Unis, eux, ont déjà du cœur dans la question.
Et là, le nom qui fait vibrer ? Reid Hoffman, fondateur de LinkedIn. Il est, selon lui, l’un des rares à comprendre vraiment les enjeux de l’IA au niveau mondial. Pas un expert, pas un chercheur. Un homme d’affaires qui voit que ce n’est pas juste une technologie. C’est un changement de pouvoir.
Alors, dis-moi : est-ce que tu penses qu’on peut encore ignorer tout ça ? En un an, ce monde va changer. Pas lentement. Pas doucement. L’IA deviendra une énergie, et celles qui maîtrisent cette nouvelle forme de puissance seront les nouvelles grandes puissances du monde.
Et si tu ne vois pas ça maintenant, peut-être que dans un an, tu auras peur de ce qui ne t’a pas encore touché. Mais ce qu’il faut savoir maintenant — c’est que l’intelligence, comme l’énergie, ne sera plus un outil. Elle sera une ressource. Et celle qui la contrôle, elle détermine le monde.
Et là, les États-Unis ne sont pas en train de s’arrêter. Ils sont en train de lancer un nouveau monde — et tu dois être là pour le voir. Parce que ce n’est pas une technologie qui change la société. C’est le monde lui-même qui change de nature. Et on ne peut pas dire « c’est de l’avenir » sans comprendre que l’avenir est déjà en train d’arriver.
Il y a un moment, dans cette partie de la vidéo, où tout bascule — pas par un discours spectaculaire, mais par une phrase qui sonne comme un clap dans la tête : « Au début, tu rigoles du truc, après tu en as peur et après tu le repousses et après tu l’acceptes. » C’est là que ça devient vivant.
On n’entend pas de chiffres, on n’écoute pas d’études, mais on sent le vent du changement. Le ton est moins académique, plus vivant, presque comme si l’orateur parlait à un ami qui a déjà vécu ça : le doute, la réticence, puis l’impuissance face à une technologie qui ne se contente pas d’exister, elle s’installe.
Il parle de l’IA — pas comme une simple outil, mais comme un phénomène social, humain, politique. Et il le dit avec une certaine ironie qui fait mal : « Je suis pas sûr que beaucoup des candidats qu’on voit au pressenti pour les présidentiels mesurent à quel point il n’utilise vraiment à tout ce qu’on est en train de dire là-dedans. » C’est une critique directe, pas polie, mais pleine de sel. Il n’attaque pas Macron en particulier — il attaque l’ignorance, la distance, le manque de compréhension du monde qui change.
Et puis il revient sur une vérité simple : « En un an, ça va beaucoup changer. » Pas dans les prévisions lointaines, pas dans des rapports de recherche. Il parle d’un basculement, comme si l’IA ne faisait plus qu’un pas, mais que tout s’effondrait en une seule étape — les premiers tests, les échecs, les rires, puis la peur. Puis le retour du silence. Et après ? La régulation. L’interdiction. La crainte de l’autre.
Et là, il change de registre. Il passe du grand monde à l’humain. Il parle d’un business, de Produit Crew, d’une équipe, de tout ce qu’on appelle aujourd’hui « l’agentique » — un mot qui sonne comme une invention de la semaine dernière, mais qui devient soudain vrai.
Il raconte une anecdote que tu ne trouveras nulle part ailleurs : « On est complètement perdu là-dedans. » Parce que les gens arrivent sur Instagram, LinkedIn, WhatsApp — ils te disent « Ah oui, je suis intéressé », et puis… rien. Pas de recontact. Pas de suivi. Leur message disparaît dans un vortex qu’on appelle le « pipe ». Pas une boîte, pas un CRM — c’est un désordre organisé. Un flot de données qui ne rentre ni dans les systèmes, ni dans la mémoire des humains.
Et c’est là qu’il voit l’opportunité. Pas dans une innovation géniale, mais dans un besoin concret : « On veut absolument faire la gestion du pipe — de prospects, d’invités, de gens qu’on veut faire venir. » Une chose simple : centraliser les données. Donner à un agent, pas un robot, mais un agent, accès sécurisé à ton compte Instagram, LinkedIn, ton e-mail. Pas pour qu’il envoie d’emails — « Il faut pas qu’il commence à envoyer des emails aux gens. » C’est là le point de non-retour.
Il cite un nom, avec une précision qui fait vibrer : « Sur Claude. Sur Claude mais avec fois un agent quand même. » Un détail qui montre la réalité : on utilise des outils, mais on les mange — on les pilote, on les ajuste. Et il dit clairement : « Ce que je veux c’est qu’il centralise tout, mais avec sécurité. »
Et il ne se contente pas de dire qu’il veut ça. Il dit : « J’y vais, je pense. » Pas avec arrogance, pas avec assurance — mais avec une évidence qu’on ne voit pas souvent. Comme si, enfin, quelqu’un comprenait que l’IA n’est pas une menace à éliminer, mais un outil qui doit être démocratisé, contrôlé, compris.
Et il pose une question qui fait trembler : « Est-ce que tu voudrais prendre toutes les décisions à l’échelle de ta boîte ? » Non. Pas tout. Il y a des choses qu’on ne peut pas laisser à un agent — les tableaux de bord, les stats, le suivi des performances. Mais il y en a d’autres — comme la gestion du flux de contacts, le recontact après un « je suis intéressé » — là, c’est la place de l’agent.
Il parle aussi du rôle des fondateurs, des gens qui ont de la crédibilité. C’est une réflexion profonde : « On investit pas assez vite, pas assez fort, mais on y va à fond. » Pas de montée en puissance brute, mais un mouvement lent, conscient, avec des personnes qui savent ce qu’ils font.
Et après tout ça, il reste dans la réalité : « C’est possible. » Pas une certitude absolue, mais un sens qui revient comme un refrain. Comme si la vidéo ne voulait pas juste expliquer l’IA, mais montrer que c’est déjà en train d’arriver — dans les boîtes, dans les équipes, dans les conversations humaines.
C’est un discours qui ne vise pas à instruire. Il vise à vivre. À dire : « On voit ça, on le sent. Et peut-être que si on fait ce qu’on a à faire — avec des règles, avec de la sécurité, avec du sens — on peut enfin dire : oui, l’IA est là. Et on a envie de la vivre. »
Il y a un moment dans cette vidéo où tout bascule — pas par une révélation, mais par un sursaut de lucidité. L’orateur, en pleine furie contre ce que l’on appelle aujourd’hui « les outils de productivité », s’élève d’un ton qui mélangé ironie, frustration et une énergie presque révolutionnaire : “On ne cherche plus à être plus productif, on cherche à déléguer l’expérience.”
Et là, il frappe. Il nous dit : “On a fait le tour des solutions. On a testé l’IA. On a mis en place des assistants, des bots, des outils comme Claude ou Cowork. Mais le problème, c’est que ce sont des ‘outils qui se rangent’, pas des ‘pensées en mouvement’.”
Il raconte un exemple concret, presque poétique : “Imagine que tu as 2000 mails par jour. Tu les lis, tu les classifies, tu réponds… mais au réveil, tu te dis : ‘Quels sont les trois points que je dois absolument savoir ?’” Et il pose la question comme une épreuve : “Est-ce que tu peux, sans même te lever, savoir ce qui est urgent ? Ce qui bouleverse ton jour ?”
Il ne parle pas d’automatisation. Il parle de sécurité du pouvoir. Et il nous montre un vrai point d’ancrage : “Si je donne à mon assistant accès à mon compte Instagram, mon LinkedIn, mon mail — il faut qu’il ne commence pas à envoyer des emails aux gens.” C’est là que ça devient vivant. Il ne veut pas un « robot » qui agit, il veut un agent de filtrage, un observateur discret qui te montre les choses importantes, sans t’imposer.
Et il propose un système : “Crée un canal de communication spécifique, genre ‘Mat’, qui n’est pas visible par les gens du monde extérieur. C’est un petit canal privé, où tu sais que c’est ton major d’homme qui te répond — ou plutôt, ce qu’il en a déduit.” C’est une idée simple, mais qui vibre : on ne veut pas que l’IA nous parle, on veut qu’elle nous résume ce que les gens disent — et surtout, ce qui importe.
Il s’élève contre le modèle actuel des recrutements : “Non, plus de ‘junior développeur full-stack sur Python’. Non. On veut un expert du marché américain dans la santé, qui a géré des projets à 5 millions d’ARR, qui connaît les marchés régulés, qui a vécu des cycles de croissance réels.”
Et là, il entre dans la zone d’expertise pure : “Je peux te dire que j’ai passé des heures avec des fondateurs, je leur ai fait un transcript, et là, au milieu du brouillon, il y a des enjeux qui ressortent — pas des mots, des choses réelles. C’est ça que je veux que l’IA comprenne.”
Il nous dévoile une vérité : “J’ai vécu le son binoral, j’ai poncé l’isolation phonique, j’ai fait des masterclasses sur le son. J’ai parlé à Mathias de ça. Et même si je n’ai pas besoin d’un expert en son, j’ai une expérience qui me permet de comprendre les détails — parce que je les ai vécus. Je connais le bruit, la qualité du son, le moment où une phrase devient claire.”
Et voilà ce qu’il dit, avec cette intensité qui fait vibrer : “Ce que les gens ne comprennent pas, c’est qu’on ne recrute plus des profils. On recrute des personnes qui répondent à des objectifs — pas des CV. On cherche une personne qui, en écoutant un discours, peut te dire : ‘Ah oui, là, il parle de l’expansion en Asie. Et ce projet, c’est un piège.’”
Il se met à rire : “Et ce que je fais, c’est de prendre ce transcript et d’entraîner mon agent avec tout mon framework — mes 5 ans d’expérience. Et demain, ce n’est plus moi qui réponds à ces questions. C’est un agent qui les a vécues, qui les a analysées, qui les a traduites en solutions. Et peut-être… même que je peux me remplacer.”
Et il termine avec un regard perçant : *“Ce n’est plus une question d’efficacité. C’est une question de déplacement du pouvoir. Et ce que tu fais, c’est de créer un petit service — une petite main — qui ne fait pas tout, mais qui refait ce que tu fais avec plus de précision.”
Ce n’est pas une proposition d’IA. C’est un appel à la transformation : “On ne veut plus de robots qui nous savent. On veut des agents qui nous comprennent — et qui, en apprenant de notre expérience, deviennent des partenaires.”
Et c’est là que ça devient fascinant. Parce que ce n’est pas une idée de futur — c’est déjà en train de se produire. Et si tu n’as pas encore vu ce que ça donne, alors oui, il faut regarder cette vidéo. Parce qu’elle ne te dit pas seulement ce que tu dois faire — elle te montre qui tu pourrais devenir. Et surtout, elle te rappelle que l’expertise n’est pas une compétence. C’est un souvenir. Et les machines, elles, peuvent apprendre à le vivre.
Tu as certainement déjà entendu ce genre de phrase : “Les managers sont morts. On veut des gars qui exécutent, qui contrôlent des agents, qui passent 7 jours sur 7 à coder comme s’ils vivaient dans un laboratoire de l’espace.”
C’est exactement ce que dit l’orateur dans cette partie de sa vidéo — pas une simple constatation, mais un coup de poing dans le ventre des jeunes qui pensent qu’être junior, c’est juste “apprendre à faire les choses”. Il balance du vrai feu, du sang-froid critique et une passion brute pour le terrain, comme si chaque mot était tiré de l’expérience qu’il a vécue au fil des années.
On commence par un coup de pied dans les côtes : le junior n’existe plus. Pas en tant qu’élément à élever, pas comme un stage qui se termine avec un certificat. Le junior est désactivé. Il y a deux ans, on disait : “Je veux un seigneur ultra chaud, un manager qui sait gérer les équipes.” Aujourd’hui ? Le seigneur est mort. Il a été remplacé par un “vibe codeur de l’espace brillantissime”, celui qui ne dort pas, qui ne mange pas, qui passe 7 jours sur 7 à tourner dans le code comme s’il vivait sur Mars.
Et ce n’est pas un fantasme. C’est une tendance réelle. Selon l’orateur, le nombre d’offres de junior dans les startups tech a baissé de 30 à 40 % en moins d’un an. Pas une baisse douce, pas un recul progressif — c’est un choc brutal. Des dirigeants qui, il y a deux mois, voulaient un designer avec un niveau de dingue, maintenant disent : “Non, je veux pas ça. Je veux un junior complètement frappé.”
Et là, ce n’est pas juste une phrase. C’est un changement de paradigme. Le junior, qui était censé être le “futur”, devient maintenant l’outil de destruction du biais. Le senior, lui, a ses biais cognitifs. Il a ses habitudes, ses routines, ses “méthodes de recrutement classiques”. Il croit encore que le bon ATS c’est “le même depuis 10 ans”, qu’on peut trouver un candidat en lisant une CV comme s’il s’agissait d’un roman de l’époque.
Mais non. Le vrai futur, c’est l’expérience de recrutement entièrement neuve. C’est un playbook inventé, une stack d’outils qui ne se contente pas de filtrer les CV, mais transforme le processus. Et pour ça, tu as besoin de gens qui ne sont pas biaisés. Qui savent distinguer. Qui savent noter un résultat, pas une phrase d’un CV.
Et là, c’est le moment où l’orateur fait un coup de théâtre : il raconte un exemple concret, vécu en direct, dans un de ses cours à Grenoble. Il y a deux semaines, il a donné un atelier. Il a eu trois ou quatre groupes de jeunes — des juniors, pas des seniors. Et un d’eux a fait une chose de dingue.
Pourquoi ? Parce que ils étaient vraiment là. Ils avaient absorbé le contenu, ils avaient compris les enjeux du son, de la création de contenu, des caméras, de l’isolation phonique — pas par cœur, mais par expérience. Il leur a dit au début : “L’année dernière, le taux de réussite était 16 sur 20. Cette année ? Il vaut 10.”
Et soudain, un groupe sort du lot. Pas parce qu’ils ont eu un bon score. Parce que ils ont vécu le lien — entre la théorie, l’outil, et l’action. Ils ont testé des choses qu’on n’enseigne pas dans les écoles : ils se sont lancés sur Hostinger, ont testé Open Clow, ont proposé leurs premiers projets à leur père, à leur cousin. Ils ont testé leur vie et l’ont améliorée.
Et là, c’est le point le plus fort de tout ça : les juniors ont un jeu à jouer. Parce que les seniors, eux, sont bloqués par leurs biais. Ils ont des tâches, ils ont des délais, ils ont des structures établies. Les juniors, eux, ne sont pas encore biaisés. Ils ont un coup de chance. Un coup à jouer : absorber les technologies, les comprendre au-delà du niveau “j’utilise”, jusqu’au niveau “je crée”.
Et c’est là que ça devient vivant. Parce que ce n’est pas une réforme. Ce n’est pas une évolution douce. C’est un clap de mains dans la salle : le junior n’a plus besoin d’attendre. Il peut faire le saut.
Parce que tu sais ce qu’il y a dans un bon job aujourd’hui ? Pas un CV parfait. Pas une phrase magique. C’est un résultat. Et si tu as un candidat qui te fait bosser big time avec des strates hallucinantes — des propositions d’IA qui te disent “Tu veux faire ça ?” — alors tu dois savoir dire non.
Parce que ce qui compte, c’est le résultat, pas le processus. Et pour juger celui-ci, tu dois avoir un œil de jeune, pas un œil de senior.
Donc, le message ? 👉 Les managers sont morts. 👉 Le junior n’est plus un poste, c’est une condition d’action. 👉 Et les seuls qui vont surnager, ce sont ceux qui ont déjà vécu le son binoral — oui, le “son binoral”, que j’ai expliqué à Mathias — et qui savent qu’un bon contenu, c’est un lien humain.
Et si tu ne sais pas ce que c’est ? Alors écoute ça. Parce que si tu veux construire une expérience, pas un poste, il faut t’envoyer dans le terrain. Acheter une bécane, tester Open Clow, proposer à ton cousin un projet, vivre ce que tu dis. Parce que dans le monde d’aujourd’hui, le junior qui n’a pas vécu est déjà mort.
Et toi ? Tu veux être le vibe codeur de l’espace ou rester dans la lumière du poste ?
👉 Regarde la vidéo. Et prends ton premier pas.
Voici un résumé vivant, détaillé et fidèle à l’essence du discours — comme si tu racontais cette dernière partie de la vidéo à un ami enthousiaste, avec le ton passionné et ironique qui caractérise l’atmosphère du podcast :
On se termine par un builder, pas un buildon. C’est une bonne chose, parce que dans ce monde où tout le monde veut se faire entendre avec des mots parfaits, on préfère quand même un petit bloc de vrai — comme ce que tu vois ici : “Builder, allez build avec un R. Builder avec un Z. Non, buildon.” Et là, le jeu commence. Pas de doute : “Bildon tous ensemble !” C’est un mot qui vibre. Un mot que tu prononces avec le cœur, pas juste dans une phrase de marque. C’est un cri collectif. Un appel à l’action, à la solidarité, au fait de construire, pas seulement de parler. On ne construit pas avec des formules, on construit avec les erreurs, avec les T1 H, avec les trop de t, avec les SH H qui font rire en même temps qu’ils te mettent à l’aise.
On parle de Mathias Frachon, un nom qui résonne dans les coins où la qualité du travail est plus importante que le style. Il y a eu un T1 H — une mauvaise note, juste à la fin. Pas un échec total, mais une faille qui fait trembler les fondations. Et tu sais quoi ? Le mec ne se casse pas. Il rit, il dit : “Aïe aïe, un terrible.” Et puis vient le jeu de mots : “Mathias, c’est comme Mathieu — il y a des deux t, des des un T.” C’est drôle. C’est vrai. Et ça montre quelque chose de profond : on ne parle pas de perfection, on parle d’humain. On a des erreurs, on a des chiant, on a des sons qui s’effritent dans la conversation. Et pourtant, c’est là que l’on se reconnaît.
C’est dans ces moments-là qu’il faut être vivant. Pas parfait. Pas poli. Juste là, avec un petit souffle, en disant : “Allez, bisous, à la semaine prochaine.” Et puis le vrai ton du moment : “Moi, j’ai adoré cet épisode. Et voilà, on va builder à fond cette semaine.” Tu vois ? Il ne dit pas on va faire un projet. Il dit : “on va builder à fond.” Comme si le mot builder n’était pas un verbe, mais une émotion. Une promesse.
Et puis il y a ce petit détail qui fait mal, mais qui fait du bien : “Je suis presque content de d’avoir une semaine de convalescence, tu vois.” Oui. Il s’effondre un peu, il rit, il dit : “Bah de fou. Ouais, ouais, c’est tu vas t’éter.” C’est un peu ironique. Un peu vrai. Comme si le corps, lui aussi, avait besoin d’un repos après une semaine de crise. Et pourtant : “J’ai trop hâte de suivre ton projet là.” Pas un mot d’envie, mais une émotion. Une attente qui vibre.
C’est dans ce genre de moment que l’on comprend : ce n’est pas un podcast sur les technologies, c’est un rituel de communauté. On se reconnaît dans les fautes, dans les sons biaisés, dans le fait que le mot “build” ne veut pas dire “réparer”, il veut dire “recommencer avec le cœur. Et au final, ce n’est pas juste un mot à partager sur LinkedIn. C’est une invitation à participer, à Bildon, à construire ensemble, avec les failles, avec les rires, avec les T1 H et les SH H.
Donc si tu écoutes jusqu’au bout, si tu as le courage d’écrire ce mot dans un commentaire — “Bildon” — tu ne fais pas juste une action. Tu t’inscris dans un mouvement. Un mouvement où la perfection n’est pas le but, mais l’erreur est la matière première.
Allez, Bildon tous ensemble. Parce que le monde ne marche pas avec des T1 parfaits. Il marche avec des chiant, avec les rires, avec le cœur qui bat un peu trop fort quand on dit : “On va construire.”
Et à la semaine prochaine ? On y est. Ciao. Mais pas vraiment — on se retrouve, avec le cœur en place, et les erreurs bien notées.
Ce n’est pas une simple conclusion technique. C’est un soutir du cœur. Un moment où la technologie se transforme en rituel, où l’erreur devient une invitation à la participation. Et c’est là que tout se joue : pas dans les chiffres, mais dans l’humain qui choisit de construire.
Imaginez un moment où vous êtes au milieu d’un débat technique entre deux experts : l’un, un directeur de tech qui parle en langage d’ingénierie comme s’il était dans un labo de Silicon Valley, l’autre, un simple manager qui n’arrive pas à suivre une seule formule de scaling ou d’API. Et vous, là, coincé entre les deux, perdu dans un mélange de jargon et d’ambiguïté. Vous n’avez pas le moindre fil à tirer, et tout le monde vous prend pour un gros bléot commercial.
C’est exactement ce que l’on ressent aujourd’hui dans le monde de la tech, et c’est là qu’entre en jeu le contenu. Pas du contenu comme on le voit sur les réseaux sociaux, mais un vrai contenu de savoir, construit avec rigueur.
Il y a deux mois, on était en live avec la communauté, et le directeur d’ingénierie de Doctolib a exposé sa stratégie technique — des termes comme scalabilité, load balancing ou CI/CD qui roulent comme des éclairs dans un monde où les gens croient encore qu’ils peuvent tout automatiser sans comprendre comment. Et aujourd’hui, on se dit : “On a fait ça depuis 5 ans. Chaque semaine, sans arrêt, on envoie du contenu — sur des plateformes comme Alan ou Doctolib. Pas de pause, pas d’excuse.”
Mais ce n’est pas un simple effort de communication. C’est une révolution du savoir dans des métiers qui changent à chaque jour. Si tu n’es pas en contact direct avec un développeur depuis 3 ans, tu es déjà hors jeu. Tu es out.
Et c’est là que notre rôle devient essentiel : on est le vecteur du savoir. Pas un simple diffuseur, mais un pont entre les techniciens qui pensent en code et les gens du monde réel qui veulent comprendre.
C’est vrai dans tous les piliers : produit, tech, design, data. Il suffit d’un exemple concret pour le montrer. Ce week-end, j’ai envoyé à Axel, de Génération Tursel et à Clem, un extrait de vidéo où un développeur explique comment l’IA peut automatiser la production.
Ce matin, Axel me dit : “J’ai regardé. J’ai revérifié pour être certain. Il y a beaucoup de bullshit dans ce machin. Le logiciel dont il parle, je le connais à peine — j’ai entendu trois fois. Et quand il dit que c’est une machine qui peut tout faire, je réponds : “Non, nous, on l’utilise tout le temps, on le pousse au max, et on ne parvient jamais à ce qu’il nous dit.”
C’est exact. Il y a un énorme abîme de désinformation sur les réseaux sociaux. On dit : “L’IA peut automatiser 90 % de la production.” Mais dans la réalité, c’est souvent un mythe.
Et donc — le message est clair : tu es obligé d’être dans le top 1 %. Soit tu aimes ça, et c’est hyper stimulant (moi, je l’adore). Soit tu te dis : “Je veux juste ronronner, être tranquille”, et tu te poses la question : “Quel avenir pour mon métier ? Qu’est-ce que je vais faire quand tout le monde appelle ça un ‘automate’ sans comprendre ce qu’il fait ?”
C’est ici que le rapport Spider Map, sorti récemment par Décisionnelle, devient incontournable. On l’a partagé la semaine dernière, et il montre tous les métiers qui vont être transformés — pas un seul d’entre eux.
Le légal ? Oui. Le médecin ? Oui. Le coach ? Oui. Même le droit de la famille, il sera touché.
Et moi ? Je suis en train d’exploiter cette transformation à fond. J’utilise un petit gadget : le PL de WCI, celui que j’ai reçu pour mon anniversaire. Je l’ai hésité à acheter, puis j’y suis allé.
Ce truc enregistre toutes mes conversations — rendez-vous médicaux, talks, appels de famille. Et en arrière-plan, il fait des résumés intelligents.
Après chaque consultation, je les envoie à mon ChatGPT. Et là, le vrai magique commence :
Quand je lui demande de me résumer en langage TB — c’est-à-dire, un langage simplifié, comme un spécialiste du genou pourrait le comprendre — il me répond avec une précision incroyable.
Mais un jour, je lui demande : “Résume-moi ce que le médecin a dit en 3 lignes pour un spécialiste mondial du genou.”
Et il me répond : “Mais attends, tu sens un énorme respect. Il me prend, il pense que j’ai un Q250.”
Je me dis : “Putain… mais il se croit en train de parler à un expert.”
Et moi, je réponds : “Grace mais non, pas du tout.”
Parce que là, on est au milieu d’une asymétrie d’information.
Les gens qui surexplorent l’IA — ceux qui la mettent à l’œuvre comme une machine magique — sont totalement en avance.
Et moi, je le fais aussi. Pas par orgueil, mais parce que j’ai compris : l’IA n’est pas un remplacement. C’est un outil de transformation.
Un exemple ? Un collègue qui fait des appels d’offres — il les fait entièrement avec Claude. Il ne lit pas de documents, il n’écrit pas de propositions. Il les génère en une seule minute.
Et là, on voit un autre phénomène : l’asymétrie entre ceux qui savent utiliser l’IA comme un outil de travail, et ceux qui la voient comme une idole.
On ne parle pas de révolution, on parle d’écart.
Et si tu veux vivre dans ce monde, il ne te reste qu’une seule option : rester en mouvement. Reste à jour, reste curieux, reste au contact.
Car sinon ? Tu risques de te retrouver comme un témoin d’un monde qui s’effondre — sans même savoir pourquoi.
Et c’est exactement ce que le monde de la tech nous montre aujourd’hui : le savoir, c’est en train de devenir un luxe. Et ceux qui n’y sont pas encore entrés, risquent d’être exclus.
Donc, regardez ce que nous faisons. Parce que on ne fait pas du contenu pour être vu — on le fait pour que quelqu’un comprenne. Et ça, c’est ce qui compte.
“Tu es obligé d’être dans le top 1 %”, “Il y a beaucoup de bullshit sur les réseaux sociaux” “On est le vecteur du savoir”, “L’asymétrie d’information, c’est le nouveau front de guerre” et surtout : “Si tu n’es pas au contact, tu es out.”
C’est ça, le vrai défi. Et ce n’est pas un simple conseil — c’est une crise de survie.<|im_end|>